les 30 ans du frac champagne-ardenne
30 expositions - 30 lieux - 30 partenaires
Entre 2012 et 2014, afin de célébrer l’anniversaire de la création des FRAC en France (1982) et celle du FRAC Champagne-Ardenne (1984), celui-ci présente 30 manifestations conçues en collaboration avec 30 lieux partenaires, localisés sur l’ensemble du territoire de la région Champagne-Ardenne. L’ambition de ce projet est, tout à la fois, de faire connaître le FRAC, son fonctionnement et ses missions, et de présenter des œuvres contemporaines exemplaires et particulièrement représentatives des développements artistiques actuels.
Il s’agit également d’associer l’ensemble des acteurs culturels régionaux en dessinant une carte artistique de la Champagne-Ardenne. Ces collaborations permettront non seulement de diffuser très largement la collection du FRAC, mais également de mettre en valeur le rôle majeur des institutions culturelles de la région ainsi que l’étendue de son patrimoine.
“30 ans, 30 lieux, 30 expositions…”, L’Union du dimanche, 11 mars 2012
"Les 30 ans des FRAC", Reflets Actuels, mars-avril 2012
''Expositions - 30 ans des FRAC, un anniversaire fracassant '', L’hebdo du vendredi, 30 mars 2012
"Les 30 ans des Frac : le temps de la maturité, des chefs d’oeuvre et de nouveaux bâtiments signés par les plus grands architectes", Artinfo, 16 mai 2012
"Les 30 ans du Frac", VRI, n°291, juillet-août 2012
Sophie Flouquet, " Les FRAC ont 30 ans ", L’œil, n°648, été 2012
Jean-François Scherpereel, " FRAC, 30 ans et toujours vers l’avant ", Reims Prestige Magazine, 2012
" Les 30 ans du FRAC Champagne-Ardenne ", RCA Mag, n°82, automne 2012
le corps de l'absence
Œuvres de Dieter Appelt, Sylvie Auvray, Martin Boyce, Benoît Broisat, Tom Burr, Dexter Dalwood, Marcelline Delbecq, Kirsten Everberg, Robert Filliou, Raymond Hains, Nick Mauss, Silke Otto-Knapp, João Penalva, Jean-François Texier
Exposition réalisée avec le soutien de la ville de Châlons-en-Champagne
Du 5 juin au 2 septembre 2013
Vernissage le lundi 3 juin 2013
Musée des Beaux-arts et d'Archéologie
Place Alexandre Godart
51000 Châlons-en-Champagne
Commissaire de l'exposition : Sébastien Bourse
À l’invitation du Musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Châlons-en-Champagne, le FRAC Champagne-Ardenne présente l’exposition
Le corps de l’absence, qui réunit un important ensemble d’œuvres de sa collection. Si toutes entretiennent un rapport à la question du corps, qu’il s’agisse de celui du « modèle », du visiteur ou de l’artiste lui-même, elles ne montrent cependant jamais un corps figuré, mais suggèrent plutôt une présence en creux, l’absence devenant au final la trace visible.
Ainsi des œuvres de Dieter Appelt, Tom Burr, Dexter Dalwood, Marcelline Delbecq ou João Penalva, qui affirment leur dimension de « portraits ». Mais à la différence des sculptures ou peintures classiques, telles qu’on peut les découvrir dans un Musée des Beaux-arts, les visages et les corps sont ici représentés, évoqués, suggérés par des lieux, des objets ou des accessoires qui viennent se substituer à la représentation traditionnelle.
Parfois cette relation au corps se drape d’une aura fantomatique et inquiétante comme avec le masque de Martin Boyce, les étranges silhouettes évanescentes de Silke Otto-Knapp ou encore la scène d’anniversaire désertée de Sylvie Auvray. D’autres œuvres jouent plutôt de la relation au corps de l’artiste, comme chez Jean-François Texier ou Benoît Broisat, qui ouvrent une porte sur leur intimité par le biais poétique d’une simple pelote de laine tricotée ou d’une ballade virtuelle en caméra subjective dans les souvenirs d’enfance. À l’inverse, avec Tom Burr ou Nick Mauss, c’est le corps du visiteur qui est mis en jeu, via sa présence dans l’espace et son interaction avec les œuvres. Enfin, Sylvie Auvray, Kirsten Everberg et Robert Filliou interrogent chacun la présence du corps dans une relation étroite à l’histoire de l’art, par la représentation d’une salle remplie de ballons faisant directement référence à Andy Warhol (Auvray), un lieu vide simplement décoré d’une peinture supposée disparue (Everberg), ou dans un clin d’œil plein d’ironie au visage le plus connu de l’art occidental, celui de la Joconde (Filliou).
Cette exposition est réalisée avec le soutien de la Ville de Châlons-en-Champagne
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nos biennales de venise
Oeuvres de Martin Boyce, Jeremy Deller & Allan Kane, Willie Doherty, Michel François, Rodney Graham, Pierre Huyghe, Jesper Just, Christian Marclay, Dieter Roth & Richard Hamilton, Koki Tanaka, Ger van Elk, Franz West
Du 4 février au 1er mars 2013
Vernissage le vendredi 1er février à partir de 18h30
Hôtel de Région / Conseil Régional de Champagne-Ardenne
5 rue de Jéricho
51000 Châlons-en-Champagne
Commissaire de l'exposition : Benoît Lamy de la Chapelle
La ville de Venise, célébrée pour ses merveilles architecturales, ses œuvres d’art exceptionnelles, son histoire houleuse et son infrastructure hors du commun, entretient jusqu’à nos jours un formidable engagement envers les arts et la culture, alimentant ainsi un mythe sans cesse renouvelé.
Considérée comme la plus prestigieuse au monde, la Biennale de Venise contribue à enrichir ce mythe. En présentant à chaque occurrence des œuvres récentes et caractéristiques de la création contemporaine, elle offre un panorama de l’art développé par des artistes venant du monde entier. Le FRAC Champagne-Ardenne possède dans sa collection plus d’une vingtaine d’œuvres d’artistes ayant, ou sur le point de représenter leurs pays à cette prestigieuse Biennale. Créée en 1893, elle se tint pour la première fois dans la Cité des Doges en 1895. Se poursuivant au gré des aléas du XXème siècle, elle a depuis permis à de nombreux artistes de faire connaitre leurs travaux à l’échelle internationale, concourant à faire d’eux des artistes historiques dont l’influence sur les générations suivantes ne saurait être discutée.L’exposition
Nos Biennales de Venise propose une sélection d’œuvres anciennes et récentes d’artistes dont les carrières ont été consacrées par leur participation à cet évènement. Posant un regard sur la collection du FRAC dorénavant trentenaire, cette exposition se veut rétrospective mais également prospective, afin de rappeler le constant renouvellement du fonds. Les œuvres d’artistes émergeant côtoient ainsi celles de leurs ainés grâce à une politique d’acquisition cohérente, suivant les évolutions esthétiques d’une génération à l’autre. Véritable vitrine de l’art en gestation, la Biennale de Venise vient confirmer la qualité du travail de nombreux artistes présent dans la collection du FRAC Champagne-Ardenne.
Cette exposition est réalisée avec le soutien de la Région Champagne-Ardenne
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lumières, films et vidéos
Oeuvres de Dara Birnbaum, Latifa Echakhch, Cyprien Gaillard, Jesper Just, Apichatpong Weerasethakul, Michele Zaza
Le 14 décembre 2012 de 18h30 à 22h00
ORCCA / Office régional culturel de Champagne-Ardenne
33, avenue de Champagne
51200 Epernay
Commissaire de l'exposition : Benoît Lamy de la Chapelle
En collaboration avec l’Orcca et à l’occasion du festival les « Habits de Lumières », l’exposition
Lumières, films et vidéos, s’inscrivant dans l’opération des 30 ans du FRAC Champagne-Ardenne, propose des projections de films et vidéos sélectionnés à partir de ses collections. La vidéo et le film sont devenus ces cinquante dernières années des média de prédilection pour les artistes plasticiens persistant à s’approprier de nouvelles techniques visant à questionner, détourner ou remettre en question les supports visuels ayant totalement envahis notre quotidien. Passant de l’expérimentation à l’activisme, de l’onirique à l’analyse socio-historique, les films et vidéos projetés lors de cette soirée reflètent les préoccupations à la fois poétiques et politiques des artistes contemporains.
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" Lumières, films et vidéos à dévorer des yeux à l’Orcca ", L’Union, L’Ardennais, 14 décembre 2012
présence passée et interaction présente
Oeuvres de Kirsten Everberg, Rodney Graham, Jesper Just
Du 18 octobre au 16 décembre 2012
Vernissage le mercredi 17 octobre 2012 à 18h30
Musée-Hôtel Le Vergeur
36, Place du Forum
51100 Reims
Commissaire de l'exposition : Benoît Lamy de la Chapelle
Prenant pour point de départ la personnalité originale d’Hugues Krafft, dernier propriétaire de l’Hôtel Le Vergeur, l’exposition Présence passée et interaction présente propose une sélection d’œuvres dont certaines lectures autorisent des jonctions avec l’histoire du Musée Le Vergeur, son atmosphère personnalisée et son fonctionnement muséal.
Amateur d’art, collectionneur, féru d’archéologie et d’architecture ancienne, grand voyageur mais également, dessinateur et photographe, Hugues Krafft (1853-1935) fait partie de ces personnages à l’esthétique « fin de siècle » dont J. K. Huysmans a si bien dépeint l’univers dans À Rebours. Riche héritier n’ayant pas de goût pour les affaires, Krafft fait rapidement de l’Hôtel Le Vergeur le réceptacle de pièces d’architectures anciennes vouées à disparaitre ou à quitter Reims qu’il récupère, venant s’ajouter à sa collection d’objets décoratifs, de mobilier, peintures, et autres objets précieux. Ses voyages autour du monde enrichissent sa collection d’objets exotiques confirmant l’intérêt de Krafft pour le mélange des genres et l’hybridité esthétique.
Muséifié dès la fin de sa vie, l’Hôtel Le Vergeur continue depuis la mort de son fondateur d’acquérir des objets d’art liés à l’histoire de Reims, s’attachant à les conserver tout en respectant les derniers et ultimes aménagements des lieux. L’atmosphère historiquement chargé d’un tel contexte ne permet pas à des œuvres contemporaines de s’imposer dans leur unicité mais encourage plutôt celle-ci à s’adapter aux lieux sans que cela implique un effacement total de leur part. Représentatives des évolutions esthétiques récentes, les œuvres présentées s’immiscent dans le Musée Le Vergeur au travers de leur questionnement sur les notions de collection, d’héritage, de classification, d’art décoratif, de muséification et de sauvegarde du passé.
Cette exposition est réalisée avec le soutien de la Société des Amis du Vieux Reims et la Maison de Champagne De Castelnau
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" De l’art contemporain au musée le Vergeur ", L’Union, n°21307, 28 octobre 2012.
Françoise Kunzé, " Les trésors du musée-hôtel Le Vergeur ", L’Union, 4 novembre 2012.
la fête est permanente #4
Oeuvres de Sylvie Auvray, Tom Burr, Julien Carreyn, Ann Craven, Ruth Ewan, Jean-Michel Hannecart, Nick Mauss, Ciprian Mureșan
Du 5 octobre au 18 novembre 2012
Vernissage le vendredi 5 octobre 2012 à 18h00
Musée de l'Ardenne
31, Place Ducale
08000 Charleville-Mézières
Pour la quatrième année consécutive, le Musée de l’Ardenne de Charleville-Mézières invite le FRAC Champagne-Ardenne à présenter ses nouvelles acquisitions 2011-2012.
Cette exposition est réalisée avec le soutien de la Ville de Charleville-Mézières
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"Musée de l’Ardenne / Osez l’art contemporain", L’Union, L’Ardennais, octobre 2012
le serment de résistance
Oeuvres de Dara Birnbaum, Guy de Cointet, Dexter Dalwood, Jimmie Durham, Willie Doherty, Glenn Ligon, Gustav Metzger, Danh Vo
Du 7 septembre 2012 au 30 decembre 2012
Vernissage le jeudi 6 septembre à 19h00
Sous le patronage d’Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication
Mémorial Charles de Gaulle
52330 Colombey-Les-Deux-Eglises
Commissaire de l'exposition : Florence Derieux
L’exposition Le serment de résistance accueillie par le Mémorial Charles de Gaulle, présente, en résonance avec les lieux, un corpus d’œuvres réunies autour des thématiques de l’Histoire, du souvenir et de la mémoire collective. Reconsidérant des épisodes marquant de la grande Histoire ou se fondant sur des évènements liés à des histoires plus intimes et personnelles, les œuvres présentées témoignent de la prégnance de l’Histoire et de la mémoire dans la démarche de nombreux artistes contemporains, mais également de la manière dont l’histoire peut être perçue, interrogée voire remise en question. Traditionnellement analysée sous l’angle de la macro-histoire, à savoir une histoire traitée dans ses grandes lignes, s’attachant à l’étude des masses et des classes, les événements historiques se voient également abordés, à partir des années 1970, à travers le prisme de la micro-histoire, méthode se concentrant sur le particulier, étudiant les individus, leurs histoires singulières et personnelles, dans un souci de précision comme de fidélité historique. Ces différentes approches se retrouvent dans les différentes démarches des artistes se questionnant sur le façonnage de l’histoire et ses enjeux, sur la construction de la notion d’identité et sur le poids de l’histoire dans la conscience des générations à venir.
Cette exposition est également l’occasion d’inaugurer le dépôt au Mémorial Charles de Gaulle de Colombey-les-Deux-Eglises d’une œuvre récemment acquise par le FRAC Champagne-Ardenne grâce au soutien financier exceptionnel de la Maison de Champagne Taittinger. Celle-ci a en effet permis l’acquisition d’un tableau intitulé De Gaulle’s Moment (2003) de l’artiste britannique Dexter Dalwood. Nominé au très prestigieux Turner Prize en 2010, Dexter Dalwood s’est construit une solide réputation durant la dernière décennie en Europe et aux États-Unis. Le tableau avait été présenté au FRAC Champagne-Ardenne, à Reims, du 11 juin au 15 août 2010 dans le cadre de l’exposition monographique organisée en collaboration avec la Tate St Ives (Grande-Bretagne) et le CAC Málaga (Espagne). L’œuvre, qui entre en résonance directe avec l’histoire de la Région Champagne-Ardenne, sera désormais exposée de manière permanente au Mémorial Charles de Gaulle de Colombey-les-Deux-Eglises.
Les œuvres de Dexter Dalwood représentent le plus souvent des paysages et des intérieurs à la fois construits et imaginés, sans présence humaine, qui sont autant de témoignages de divers événements, lieux ou personnages historiques logés dans notre inconscient collectif. Elles incarnent une certaine idée de la peinture d’Histoire et, comme leurs illustres prédécesseurs, les nombreuses citations, allusions et références qui s’y bousculent semblent à première vue très élusives et codifiées. Néanmoins, comme les œuvres des 18e et 19e siècles auxquelles elles font allusion, ces toiles ont avant tout une attraction et un pouvoir immédiats. La manière dont l’artiste construit ses images, référençant et juxtaposant à la fois la forme et le contenu, est très sophistiquée. Il mêle histoire personnelle, sociale et politique avec l’histoire de l’art et la culture populaire pour produire de nouvelles constellations de sens, complexes et provocantes. Postmodernes et post-pop, les tableaux de Dexter Dalwood se caractérisent par leur finesse et leur séduction. La précision de leur propos et leur accessibilité se transmet au travers de l’expérience qui nous est offerte de partager l’histoire politique et culturelle qu’elles invoquent.
Au travers des œuvres sélectionnées, l’exposition Le Serment de résistance révèle une Histoire multiple, transculturelle, transgénérationelle et transgenre, qui tente d’incorporer les différentes facettes du monde dans toute sa complexité. La grande Histoire se trouve ainsi évoquée chez Dexter Dalwood à travers la figure du général de Gaulle dans un environnement intimiste, dont l’absence du protagoniste augmente le poids historique. La suite de chiffres typographiée par Guy de Cointet évoque les années de la Grande Guerre, tel un message codé à déchiffrer. Les faces souvent tues et cachées de l’Histoire refont surface chez Willie Doherty et Glenn Ligon ou Gustav Metzger, ce dernier proposant une installation photographique représentant une sorte d’allégorie de la responsabilité de chacun vis-à-vis du passé. Partant du point de vue d’une minorité, les œuvres de Danh Vo et de Dara Birnbaum usent d’appropriations pour révéler des pans d’Histoire n’ayant pas réellement été retenu par le filtre de l’Histoire. Lui-même issu d’une minorité, celle des indiens nord-américains, Jimmie Durham tente un renouvèlement du concept d’Histoire par le nomadisme en prônant une Histoire holistique, appartenant à tous, plutôt que morcelée en histoires nationalement situées.
Cette exposition est réalisée avec le soutien de Champagne Taittinger et du Groupe EDF (Délégation Régionale Champagne-Ardenne)
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on ne peut régner innocemment
Oeuvres de Francis Alys, Dara Birnbaum, Jordi Colomer, Jimmie Durham, Latifa Echakhch, Ruth Ewan, Robert Filliou, Felix Gonzalez-Torres, Pierre Huyghe, Ciprian Muresan, Philippe Parreno, Jozef Robakowski
Du 29 juin au 28 juillet et du 3 au 28 septembre 2012
Vernissage le jeudi 28 juin à partir de 18h30
Centre d'art contemporain Passages
9, rue Jeanne d'Arc
10000 Troyes
Commissaire de l'exposition : Antoine Marchand
À l’invitation du centre d’art contemporain Passages, le FRAC Champagne-Ardenne a conçu une exposition dans laquelle sont principalement réunies des œuvres appartenant à sa collection, mais également des œuvres produites spécialement à cette occasion, ainsi que des emprunts à d’autres institutions.
En écho à la situation politique et économique actuelle et aux nombreux mouvements de contestation qui émergent depuis quelques mois de par le monde, l’exposition
On ne peut régner innocemment réunit un ensemble d’œuvres qui abordent les questions de l’engagement et de la protestation, et notamment la manière dont les artistes s’emparent de ces formes dans leur travail, qu’ils les détournent pour en proposer une relecture toute personnelle, s’attachent au contraire à rester au plus près de l’évènement, s’intéressent à l’actualité la plus brûlante ou reviennent sur des évènements historiques.
Ainsi de Ciprian Muresan, qui se penche sur la crise actuelle, mais par un biais détourné qui rend son propos encore plus grinçant et percutant. Francis Alÿs revient sur un évènement politique d’importance survenu à Mexico en 1968, alors que Józef Robakowski offre un témoignage sur la fin des régimes communistes en Europe de l’Est, à travers un film réunissant des images captées durant plus de vingt ans, collecte de fragments du quotidien aussi rare que précieuse. Quant à Felix Gonzalez-Torres, il revient sur la situation politique et sociale aux États-Unis dans les années 1980.
Robert Filliou dénonce, lui, les constructions imaginaires que sont en réalité les frontières nationales. Creusant le même sillon, Jimmie Durham, militant de longue date de la cause indienne, se propose de marquer le centre du monde à Reims, manifeste aussi poétique qu’utopique pour une conception nomade du monde.
C’est un manifeste d’une toute autre nature que propose Philippe Parreno, réminiscence des slogans utopiques des années 1960, tandis que la manifestation organisée par Pierre Huyghe cherche à questionner l’espace social d’un grand centre urbain. Jordi Colomer, avec ses
Anarchitekton, s’interroge lui aussi sur l’espace social de grandes mégalopoles telles que Barcelone, Bucarest, Osaka ou Brasilia, inventant de nouvelles lectures de la réalité urbaine, tout en faisant écho aux théories de Malevitch ou de Gordon Matta-Clark.
Latifa Echakhch et Dara Birnbaum documentent, à leur manière, des rassemblements populaires, à Paris pour la première et sur le campus universitaire de Princeton pour la seconde. Enfin, Ruth Ewan revient sur un moment particulier de l’Histoire française, l’abandon du calendrier grégorien, le 5 octobre 1793, en faveur d’un modèle complètement nouveau, baptisé « calendrier français républicain ». Le titre de l’exposition fait d’ailleurs référence à un texte de St Just, prononcé le 13 novembre 1792, à propos du jugement de Louis XVI.
Remerciements : Centre national des arts plastiques (CNAP) – ministère de la Culture et de la Communication, Paris ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; FRAC Lorraine, Metz ; galerie Michel Rein, Paris.
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"Art et politique", Mouvement, n°64, juin-août 2012
"On ne peut régner innocemment", Artline, juillet-août 2012
Bénédicte Ramade, « Deux fois 30 ans », L’œil, n°648, été 2012
musique des images
Oeuvres de Davide Balula, Céleste Boursier-Mougenot, Erik Dietman, Ceal Floyer, Isabelle Giovacchini, Christian Marclay, Laurent Montaron, Carsten Nicolai, Emilie Pitoiset, Lidwine Prolonge, Jean-Philippe Roux
En parallèle de l'exposition, l'oeuvre de Marceline Delbecq
Oblivion est présentée à la librairie L'attente, l'oubli de Saint-Dizier.
Du 14 avril au 13 mai 2012
Vernissage le vendredi 13 avril 2012 à 18h00
Espace Camille Claudel
9, avenue de la République
52100 Saint-Dizier
Commissaire de l'exposition : Sébastien Bourse
L’exposition
Musique des images rassemble des œuvres de la collection du FRAC Champagne-Ardenne qui ont toutes en commun de tisser des liens avec la sphère musicale, entre hommage, appropriation, détournement ou relecture.
Souvent silencieuses, l’élément sonore ne s’inscrit dans les œuvres présentées que par le biais de la mémoire collective ou intime qu’elles réactivent. Ainsi,
Mute Juke Box de Lidwine Prolonge dévoile pudiquement l’intimité musicale de nos adolescences tandis qu’
Un air de fête de Davide Balula évoque, non sans une certaine mélancolie, l’univers de l’enfance. Avec Emilie Pitoiset, au contraire, c’est la rage et l’énergie du rock qui se confrontent violemment à la difficulté de tout apprentissage.
Le silence se retrouve dans la radio rendue muette par Erik Dietman ou dans la liste de dates de concerts supposés de Jean-Philippe Roux, dont le public est constitué par les seuls cailloux que l’affiche nous montre. Enfin, entre art et design, Laurent Montaron utilise un simple sifflement pour évoquer l’effacement progressif de la mémoire..., à moins que des paroles incontrôlées, enregistrées par l’artiste lors de notre sommeil, ne viennent en rappeler la trace.
Pour d’autres artistes c’est la dimension quasi scientifique du son qui importe, à l’instar de Céleste Boursier Mougenot et de Carsten Nicolai, dont les œuvres jouent de la dimension vibratoire des ondes sonores pour créer des images hypnotiques et fascinantes. En l’absence d’un DJ, les platines de Ceal Floyer, dans une boucle infinie, font se rejoindre musiques minimales, rythmes et mathématiques.
Isabelle Giovacchini, quant à elle, se réapproprie une partition d’Arvo Pärt qu’elle modifie subtilement pour en transformer le statut, rappelant que la musique est d’abord une écriture visuelle. Enfin, avec ses
Graffiti Composition, réalisées à partir de simples partitions vierges affichées sur les murs de Berlin et offertes à l’imagination de ses habitants, Christian Marclay joue lui aussi de cette dimension graphique de la notation musicale. L’interprétation de ces partitions précaires par un groupe de rock expérimental propose lui un moment d’improvisation et de liberté musicale, contrepoint parfait des images présentées dans l’exposition.
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à elle seule, la vie est une citation
Oeuvres de Tom Burr, Robert Filliou, Isabelle Giovacchini, Pierre Joseph, Helen Marten, Mathieu Mercier, Ciprian Muresan, Patrick Raynaud, Lili Reynaud Dewar, Caecilia Tripp
Du 24 mars au 6 mai 2012
Vernissage le vendredi 23 mars 2012 à 18h30
Chapelle des Jésuites
Rue Victoire de la Marne
F-52000 Chaumont
Commissaire de l'exposition : Antoine Marchand
S’appuyant sur une tendance forte de l’art des trente dernières années, l’exposition
À elle seule, la vie est une citation aborde la question de la citation. Qu’elles convoquent des références artistiques, littéraires ou bien encore musicales, les œuvres réunies ici font toutes appel à des créations antérieures. Certaines nous font par exemple voyager parmi des œuvres mythiques de l’histoire de l’art. Ainsi, Robert Filliou propose une variation autour de la Joconde, Mathieu Mercier convoque la figure de Piet Mondrian pour en offrir une vision toute personnelle, Ciprian Mureșan rejoue le saut dans le vide d’Yves Klein, offrant un constat implacable sur la fin des utopies et Jean-Pierre Raynaud s’empare de la peinture d’Ingres, revisitée d’une manière pour le moins postmoderne.
Il est par ailleurs d’autres artistes qui font appel à notre histoire culturelle commune, à l’instar de Lili Reynaud Dewar. Elle se penche en effet sur le mythique réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder, afin d’offrir une réflexion sur les relations de pouvoir qui s’établissent dans un groupe. Caecilia Tripp, elle, rejoue une œuvre de Gertrude Stein, tout en questionnant la place de la culture afro-américaine aux États-Unis. Isabelle Giovacchini revisite l’une des œuvres majeures d’Arvo Pärt. Chez Pierre Joseph, c’est une référence beaucoup plus populaire qui est manipulée, directement issue de l’univers onirique de Tim Burton. Quant à Tom Burr, il rend hommage à l’intellectuelle américaine Susan Sontag, et se saisit également de l’un des livres incontournables de la littérature américaine.
L’œuvre d’Helen Marten, enfin, revêt une importance toute particulière, le processus de travail de cette jeune artiste étant quasi-exclusivement constitué d’emprunts, citations et autres détournements qu’elle glane à mesure de ses recherches sur internet, sa principale source d’inspiration.
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"Art contemporain à la Chapelle", Le Journal de la Haute-Marne, 29 mars 2012
méandres
Oeuvres de Martin Boyce, Julien Carreyn, Andrew Dadson, Julien Discrit, Lothar Hempel, Silke Otto-Knapp, Apichatmong Weerasethakul
Du 17 mars au 19 mai 2012
Vernissage le vendredi 16 mars à 18h30
Centre culturel Pierre Tassin / Ancien Couvent des Récollectines
18, rue Etienne-Nicolas Méhul
F-08600 Givet
Commissaires de l'exposition : Sébastien Bourse et Florence Derieux
Les œuvres réunies dans l’exposition
Méandres recèlent potentiellement en leur sein une multitude de sens et significations divers qui nous emmènent, au gré des tours et des détours de la pensée, vers des histoires et des paysages fantasmés.
Méandres présente des œuvres qui interrogent la notion de création et de disparition, de rêve et de réalité ou encore de passé et de présent.
A l’instar de la double projection vidéo de l’artiste canadien Andrew Dadson, cette exposition questionne une forme d’objectivité supposée de la représentation du monde, qui trouve un écho direct dans l’œuvre sur papier de l’artiste français Julien Discrit. La question de la temporalité est également centrale, comme le montre l’œuvre picturale de l’artiste allemande Silke Otto-Knapp ou les photographies et dessins de l’artiste français Julien Carreyn. L’échec des utopies transparait notamment dans le travail de l’Ecossais Martin Boyce et de l’Allemand Lothar Hempel. Tous ces artistes parviennent néanmoins, à l’image du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, à créer à travers leurs œuvres un contexte psychologique entre conscience et rêverie qui nous amène à un changement de perspectives sur les réalités contemporaines et à imaginer notre propre rôle.
Cette exposition est réalisée avec le soutien du Groupe EDF (Délégation Régionale Champagne-Ardenne et le Centre Nucléaire de Production d'Electricité de Chooz) et de la Ville de Givet.
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"L'art contemporain s'invite en ville à partir de vendredi", L’Ardennais, Mardi 13 mars 2012
"Exposition Méandres : c'est de l'art ou du cochon?", L'Ardennais, Lundi 19 mars 2012
"L’exposition Méandres a ouvert ses portes", La semaine des Ardennes, 22 mars 2012
nicolas boulard, julie faure-brac, laurent montaron
Oeuvres de la collection du FRAC Champagne-Ardenne
Du 6 janvier au 24 août 2012
DRAC Champagne-Ardenne
3, Faubourg Saint-Antoine
F-51000 Châlons-en-Champagne